Alexandre le Grand et les Aigles de Rome – Javier Negrete

Résumé :

« Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c’est-à-dire le 10 juin de l’an 323 avant J.-C., à l’âge de trente-trois ans. Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l’oracle de Delphes le sauve d’une tentative d’empoisonnement. Six ans plus tard, Alexandre a tourné son regard vers l’Occident. Sur le chemin de ses nouvelles conquêtes se dresse alors la république de Rome, tout autant que lui convaincue de la grandeur de son destin. Qui des phalanges macédoniennes et des légions romaines aura la suprématie ? Entre l’histoire, l’uchronie et la fantasy, Javier Negrete revisite l’Antiquité, nourri par sa culture de la Grèce classique, sa passion des destins exceptionnels et son attention portée aux êtres qui les subissent. »

Fiche technique :

Auteur : Javier Negrete
Éditeur : L’Atalante
Pagination : 714 pages (version poche)
Prix : 11,50 €

Alors je le dis tout de suite, je ne suis pas un spécialiste de l’antiquité. Si le livre contient des inexactitudes, je ne les ai pas vue. Mais clairement, c’est une superbe uchronie que nous livre l’auteur avec un affrontement qui relève du fantasme absolu pour certains historiens.

La version poche fait 700 pages et il n’y a presque rien à enlever dans cet ouvrage. Bien que Negrete prenne le temps de poser les personnages, les intrigues, les décors et d’immerger totalement le lecteur dans l’histoire, on ne s’ennuie quasiment jamais. En fait un seul passage, traitant du mythe d’Er, m’a ennuyé, car relativement brouillon par rapport au reste du livre. Après une escarmouche relevant du pur hasard et voyant les Romains l’emporter, les deux camps modifient leurs façons de faire la guerre, comprenant avoir à faire dans tous les cas à un adversaire hors du commun. Le livre regorge d’intrigues et manipulations. Les personnages sont plus vrais que nature.

L’auteur se fend en fin de livre d’un Dramatis personae où sont listé et distingué les personnages fictifs des personnages historiques.

J’ai pris un plaisir particulier à lire les chapitres concernant les Agriopaides, une unité déchue de son nom et ses couleurs pour avoir désobéi un jour à Alexandre.

Le livre s’achève par la bataille tant attendue décrite au cours d’un chapitre épique suivi d’un épilogue montrant les conséquences immédiates, mais ne spéculant pas sur l’avenir à long terme. L’épilogue, nous propose d’ailleurs une petite mise en abyme d’anthologie en l’espace de seulement quelque pages.

Le seul reproche que je ferais à ce livre — et c’est purement personnel — est l’usage des calendriers et unités de mesures de l’époque ce qui pour quelqu’un (comme moi) qui n’est pas familier avec cette époque est assez déstabilisant. L’auteur met à disposition au début du livre une liste des unités de mesure romaines et grecques avec leurs équivalents métriques, mais la lecture est tellement prenante que je n’ai jamais trouvé le temps de m’y reporter.

J’ai franchement adoré ce livre, alors que l’antiquité est une période à laquelle je n’ai pas trouvé le temps de m’intéresser. La version poche éditée par L’Atalante ne coûte que 11,50 €, vous auriez donc tort de vous en priver.

L’avis d’Eumène, plus spécialisé que moi quant à cette période historique.

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