Aucun homme n’est une île – Christophe Lambert

Résumé :

« Été 61, alors qu’il est sur le point de se mettre une balle dans la tête l’écrivain Ernest Hemingway apprend que les USA sont en train d’envahir Cuba. Ni une ni deux, il décide d’aller jouer le reporter de guerre pour interviewé Castro et Guevara. Le gouvernement lui colle un chaperon, le photographe Ronald Hooper, en réalité Robert Stone de la CIA. Sa mission décapiter la résistance castriste réfugiée dans le massif de l’Escambray. »

Fiche technique :

Auteur : Christophe Lambert
Éditeur : J’AI LU
Pagination : 338 pages (version poche)
Prix : 7,10 €

J’ai découvert ce livre grâce au « Guide de l’uchronie » et comme je devais traiter de Cuba dans le Cycle 2 d’Au Bord de l’Abîme, je me suis laissé tenter.

Le POD est simple, mais très logique. L’invasion de la baie des cochons n’a pas lieu. L’administration JFK attend quelque mois et fait débarquer les Cubains anticastristes juste à côté de l’enclave de Guantanamo. L’artillerie castriste réplique et la base américaine essuie des tirs. C’est un prétexte pour déployer les forces d’invasions (quatre divisions, plus l’USAF et la Navy). Les castristes sont balayés et se réfugient dans les montagnes.

L’auteur s’est très bien documenté sur Hemingway, Castro et Guevara qui sont plus vrais que nature. Seule la bataille de Trinidad manque un peu de crédibilité à mes yeux. Les Cubains reprennent la ville aux Américains en une journée. Or en 62, les forces cubaines sont en pleine mutation d’une force de guérilla vers une force conventionnelle et ne sont donc pas aguerries à la doctrine des armes combinées. Dans le cadre d’une guerre conventionnelle, une fois les Américains débarqués, les Cubains ne sont simplement pas de taille.

La partie uchronique en elle-même est assez peu dévoilée. On ne relate pas les conséquences politiques nationales et internationales du conflit, mais ce n’est tout simplement pas le sujet du livre.

Ce livre est une petite pépite d’uchronie, court bien rythmé très et bien écrit et propre. Le découpage et le style fait que vous pouvez aussi bien lire le livre d’une traite dans votre canapé que par petites tranches dans les transports ou votre pause repas.

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