Black Summer – Netflix

Résumé :

« Au cœur d’une apocalypse zombie, une mère est arrachée à sa fille. Elle commence une longue aventure pour la retrouver à travers un monde hostile. »

Fiche technique :

Network : Netflix
Réalisateur : John Hyams, Abram Cox
Scénariste : Craig Engler, John Hyams, Delondra Mesa-Williams, D.S. Schaefer, Karl Schaefer, Abram Cox
Acteurs principaux : Jaime King, Justin Chu Cary, Christine Lee, Sal Velez Jr, Kelsey Flower

Voilà une série passée sous le radar et que j’ai découvert via mes contacts qui en disaient du bien sur les réseaux sociaux. Enfin du bien, globalement ils disaient surtout que c’était « moins pire » que The Walking Dead. D’un autre côté c’est vendu comme étant un spin-off de la ridiculement mauvaise série « Z-Nation » (je n’ai tenu que 3 épisodes). Bref, je me suis lancé sans en attendre grand-chose tout en me disant que vu que la série est très courte je n’allais pas gaspiller trop de temps. Il faut dire que les 8 épisodes durent entre 20 et 44 minutes.

Du coup une petite pause s’impose pour vous préciser qu’à la base j’adore les histoires de survie en territoire zombie. Pour moi World War Z (le livre) est le chef d’œuvre en la matière. J’ai ensuite découvert le comics Walking Dead, mais au bout de 20 tomes j’ai franchement commencé à trouver les mécaniques scénaristiques ultra-répétitives. J’ai lu plein d’autres trucs dont je vous parlerais peut-être un autre jour. J’ai été super enthousiaste à l’annonce de la série The Walking Dead(TWD), avant de lâcher l’affaire puisqu’après 6 saisons la série ne décollait toujours pas, restait mal écrite, avec des acteurs qui surjouent et/ou on passait généralement 12 épisodes sur 16 à s’ennuyer ferme. J’ai bondi de joie à l’annonce de l’adaptation cinématographique de World War Z avant de finalement me retrouver devant un film qui n’avait de WWZ que le titre. En fait à la place d’une série TWD j’aurais aimé une série WWZ. Monde de merde. S’ajoute à cela que j’aime les séries TV courtes qui ne passent pas 80% de leur saison à brasser du vent. Tout ça pour vous dire que je n’attendais absolument rien de Black Summer.

Durant ce visionnage rapide, la première chose qui me rassure un peu c’est que finalement il n’y a aucun lien avec Z-Nation. Les évènements se passent au début de l’épidémie et on a d’ailleurs assez peu d’information sur cette dernière. L’intrigue n’a rien de très surprenant et reprend les codes du genre zombie : Rose (Jaime King) et sa famille tentent de survivre dans un monde qui s’effondre face à l’épidémie fulgurante qui ravage le pays. La société telle que nous la connaissons s’effondre alors que l’armée et le gouvernement sont visiblement incapables de gérer la crise. Rapidement, des petits groupes se forment donc celui de Rose, qui part à la recherche de sa fille, réfugiée au « Stade », un camp de réfugiés. On ne sait pas dans quelle ville se trouve le stade ni dans quelle région des USA se déroule l’intrigue. Par contre, encore une fois, les personnages mettent bien trop longtemps à comprendre qu’il faut « viser la tête ! »

Je suis bien obligé de comparer à TWD et autant dire qu’on à faire à son total opposé. Présentation minimaliste des personnages qui n’ont pas trop le temps de se raconter leur vie, pas de longs dialogues où les personnages devises sur le bien ou le mal. Bref, ils sont dans la merde et veulent survivre. Niveau zombie on est plutôt dans le modèle « 28 jours plus tard » (avec un degré de « conscience » un poil plus élevé) que sur du Romero. Les maquillages ne sont clairement pas aussi travaillés que sur la série de Greg Nicotero, mais contrairement à TWD, ici on ne passe pas dix minutes par épisodes exhiber les zombies en gros plan. Bref, ils passent presque au second plan, aussi parce que, ici et comme dans la plupart des œuvres « zombies », les morts-vivants servent de catalyseurs de l’intrigue pour confronter les humains dans ce qu’ils ont de pire ou de meilleurs.

La réalisation, à défaut d’être incroyable, à une certaine patte : caméra à l’épaule très présente, une focale serrée et des plans longs, quelques plans-séquences. Ça donne par moment l’impression que la série se déroule en temps réel et c’est globalement dynamique et certains moments de tension sont assez crispants. À cela s’ajoute une absence presque totale de musique qui se contente de renforcer la tension ou de coller à une scène précise (scène en boite de nuit=musique de boite de nuit), a cela s’ajoute un générique de début minimaliste.

Les acteurs principaux ne sont pas exceptionnels, mais ne sont pas spécialement mauvais. Il y a assez peu de dialogue et pas forcément très bien écrit, mais ça fait le boulot (l’un des épisodes ne comporte que trois lignes, il me semble). Ca peux parfois nuire au rythme, mais ça nous épargne certains passages ultras pompeux qu’on a pu croiser dans TWD. Le contrecoup étant que du coup on ne s’attache pas aux personnages.

Tout cela donne une œuvre brute et réaliste sans fioritures avec une ambiance horrifique plutôt efficace qui se déroule dans une banlieue générique et grisâtre. C’est moins spectaculaire que The Walkind Dead(pas du tout le même budget aussi), mais aussi plus dense/intense, plus court et moins chiant. La fin laisse la porte ouverte à une éventuelle deuxième saison par laquelle je me laisserais probablement tenter si elle venait à voir le jour. Cet anti-walkind dead n’est pas la série du siècle, mais vite regarder (5 heures environ) et donc à tester si vous aimez le genre zombie. D’ailleurs j’ai tellement raison avec ma chronique que j’ai découvert que Stephen King avait dit la même chose, mais en seulement deux tweets.

2 commentaires sur “Black Summer – Netflix

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