L’adieu au roi — Pierre Schoendoerffer

Résumé :

« De ce livre inoubliable, à la grandeur toute d’épopée et d’horreur, le sujet est simple : dans une partie de l’île de Bornéo occupée par les Japonais, deux Blancs, un Anglais et un Australien, sont parachutés avec mission d’organiser la résistance locale, celle des indigènes muruts.
Ils rencontrent un Blanc : Learoyd, Irlandais déserteur, d’immenses yeux gris, intraitables…
Les Muruts en ont fait leur roi. Learoyd a accepté de mettre son peuple au service des deux hommes et l’Adieu au Roi, dès lors, est l’histoire de l’extermination des Japonais de Bornéo. L’histoire d’une agonie collective. »

Fiche technique :

Auteur : Pierre Schoendoerffer
Éditeur : Grasset
Pagination : 248 pages (version poche)
Prix : 9,60 €

Après avoir lu « La 317ème Section », je m’étais penché rapidement sur la bibliographie de Schoendoerffer et ce livre m’avait vraiment fait très envie. J’ai donc trouvé le temps de le lire début janvier et autant le dire tout de suite j’ai pris une claque.

Contrairement à « La 317ème Section » dont j’ai lu la première édition, j’ai ce coup-ci mit la main sur une réédition de 2013. On regrettera la couverture typique de la collection « Les cahiers rouges » tant ce livre mérite une vraie belle couverture illustrée. Par contre le livre s’ouvre avec une courte biographie de l’auteur et elle s’avère très intéressante.

L’adieu au roi a été adapté au cinéma en 1988 par John Milius et avant cela la lecture de ce livre a inspiré à ce même Milius le scénario d’Apocalypse Now.

L’histoire se déroule en 1945 en pleine campagne de Bornéo et est racontée à la première personne par un narrateur qui va prendre part au maquis qui doit rendre la vie impossible aux Japonais en attendant le débarquement des forces australiennes et hollandaises. L’écriture est superbe tant dans les descriptions des décors, que les bons mots ou encore la description de l’action. C’est un livre qui arrive à rendre belle l’horreur de la guerre. Une guerre qui se passe dans la jungle impénétrable d’une île paradisiaque. On prend plaisir à découvrir le peuple murut et comment Learoyd est devenu roi. Même si la quatrième de couverture le laisse comprendre on se rend compte dès le premier tiers du livre : tout cela va mal finir. Reste à savoir comment et pour qui.

Et comme le dit toujours cette quatrième de couverture, on assiste à une agonie collective. À plusieurs même, assez différente dans leur nature et leur déroulement. La plus fascinante à suivre reste clairement celle des forces japonaises. On prend un certain plaisir à voir venir ou découvrir toute l’horreur qui attend les Japonais. La jungle et la nature impitoyable, la chasse à l’homme dont ils sont le gibier… une épopée grandiose et sanglante… une extermination.

C’est un livre plein de choses horribles, mais qui sont bien écrites et très bien rendu. On a vraiment l’impression d’y être tant les décors et les ambiances sont bien retranscrites. C’est un livre court, dense et rythmé qu’il est vraiment difficile de lâcher. Pas étonnant que John Milius ait été marqué par ce livre au point d’en tirer un film et des inspirations pour un scénario. Gardez juste à l’esprit que si vous êtes sensible à la violence et l’horreur de la guerre quelques passages pourraient être un poil difficile.

Ce livre me parait être un chef-d’œuvre du genre et va donc devenir un de ces classiques que je relis régulièrement tant il est brillant et pertinent. Toute personne intéressée par les histoires à la sauce « Apocalypse Now » devrait lire ce livre.

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