Voraces — Christophe Bec & Stefano Landini

Résumé :

« La démographie est un atout. Sauf quand votre propre population veut vous dévorer. New Delhi, Inde, 2025. Des hordes de zombies ont envahi la mégalopole, le gouvernement est retranché dans un bunker assiégé. Le seul espoir pour la population : un convoi humanitaire escorté par des militaires partit du Baluchistan pour les secourir. 1 350 kilomètres à parcourir. Le désert du Thar à traverser. Un seul poste de ravitaillement sécurisé. Et des nuées de Voraces à l’affût…
Christophe Bec et Stefano Landini revisitent le récit de zombie et nous plongent au cœur de la des contrées mystérieuses et fascinantes de l’Inde. Voraces, c’est World War Z au pays de Bollywood… mais sans happy end ! »

Fiche technique :

Scénariste : Christophe Bec
Illustrateur : Stefano Landini
Éditeur : Glénat
Pagination : 128 pages
Prix : 9,99 €

Avant de parler du livre en lui-même, je vais parler d’un énorme fail de l’imprimeur : le livre que j’ai récupéré chez mon libraire était monté à l’envers. C’est-à-dire qu’après la couverture je me suis retrouvé sur la page 128, montée tête en bas… Le niveau zéro du contrôle qualité. Heureusement mon libraire m’a échangé l’ouvrage.

Concernant le livre en lui-même, j’avais d’énormes attentes, car c’est un livre que j’attendais depuis des années. En effet, Voraces découle d’un projet plus ancien de Christophe Bec : Victoria 9.9 qui était prévu avec Ricardo Burchielli (DMZ) au dessin. Ce pitch qui était alors teasé sur le défunt blog du scénariste m’avait totalement emballé, mais le projet était finalement tombé à l’eau. Dans Voraces on retrouve donc l’histoire d’un convoi qui doit traverser l’enfer. Toutefois, l’Afrique de l’Est cède la place à l’Inde, le séisme et les groupes rebelles cèdent la place aux voraces.

Niveau scénario je suis déçu, mais c’est principalement ma faute. Premièrement, cet ouvrage s’inscrit dans la collection Flesh & Bones qui est une « Collection de one shot en noir et blanc avec couverture souple, Flesh and Bones aborde différents genres : fantastique, horreur, polar, science-fiction, thriller dans le style des histoires terrifiantes style Creepy ou Eerie ». Cela veut dire que c’est de la série B horrifique et rassurez-vous, pour moi « Série B » n’est pas un gros mot dans que c’est assumé et bien fait. Deuxièmement, le pitch du projet d’origine avait créé d’énormes attentes chez moi. En réalité, le scénario de Voraces est à la hauteur si on le lit pour ce qu’il est : une série B horrifique. Par contre si on lit ce livre au premier degré on trouve quelques « trous dans la raquette » : le but et la nature du convoi défient la logique, aucune raison donnée au comportement de « fils de p*te » du Lieutenant (j’aurais pensé qu’il y avait une raison à son jusqu’au-boutisme), des soldats qui se laissent décimer à cause des décisions du Lieutenant bien longtemps avant de réagir, des hélicoptères Ka-50 qui ne tentent même pas d’apporter du soutien aux troupes aux sols.

En réalité Vorace quelques très grosses qualités : les personnages principaux très bien caractérisés, la nature du virus et des voraces qui change des zombies habituels, un scénario sans temps morts. Tout cela fait que, lu comme une série B, Voraces remplit très bien sa mission.

Côté dessin, le trait et l’encrage de Stefano Landini font merveille. Les designs des drones, armes et véhicules donnent un côté crédible à l’univers, même si une partie desdits design restent inspirés de choses qui existent déjà ou sont en cours de développement. Le personnage d’Osawa bénéficie d’un bon design. Le seul regret sur l’aspect visuel tient à la nature de la collection Flesh & Bones : le livre est en noir et blanc. Certaines scènes déjà très fortes auraient vraiment gagné à être magnifiées par un bon coloriste. D’ailleurs la couverture, qui est en couleur, est vraiment réussie.

En conclusion, si je mets de côté mes attentes scénaristiques totalement biaisées par l’historique du projet, Voraces est une série B horrifique tout à fait efficace (même si elle ne restera pas dans les annales), au dessin très réussi et au prix très abordable vu la pagination. On repassera toutefois sur la comparaison racoleuse que l’éditeur fait avec World War Z sur la 4ème de couverture, tant les deux œuvres n’ont rien en commun.

2 commentaires sur “Voraces — Christophe Bec & Stefano Landini

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