Luminary (Tome 1 et 2) – Brunschwig & Perger

Résumé Tome 1 :
« Sa part d’ombre : être un homme de lumière
Pitsboro, sud des États-Unis, juillet 1977. Une journée d’été pas tout à fait comme les autres. Les infos annoncent un pic de chaleur jamais atteint depuis plus de trente ans. Billy, jeune employé noir d’un cirque, assiste une tigresse de la troupe mettant bas. Tout le monde assiste, ébahi, au don qui lui permet de maîtriser la bête sauvage. De l’autre côté du pays, à New York, une gigantesque explosion de lumière survient au cœur de la ville. Tout dans un rayon de plusieurs centaines de mètres a été littéralement anéanti. Tout, sauf un homme, indemne, au milieu des décombres. Cet homme, c’est Darby McKinley, admis quelques semaines plus tôt à la clinique d’où provient l’épicentre de l’explosion. Ce serait donc lui l’origine du phénomène. Reste à savoir d’où lui vient ce pouvoir. Et ce qu’il compte en faire… »

Résumé Tome 2 :
« En accusant à tort Gabriel King — et par extension les Black Panthers — d’avoir commis l’attentat ayant ravagé la clinique polytraumatique située à Manhattan, le gouvernement américain a allumé l’étincelle d’un immense feu de révolte. Les communautés racistes n’hésitent plus à s’exposer au grand jour et enclenchent un processus de lynchage généralisé sur la population noire. C’est dans les états du Sud que les troubles sont les plus marqués et Billy, malgré la protection que lui offrent ses capacités de communications avec les animaux, est l’une des victimes de ces comportements agressifs et furieux. À Washington, pour faire face à cette escalade de violence, le commandant Greenwood recommande au Président Carter d’user des pouvoirs offerts aux spécimens issus du projet Shamash afin de stabiliser la situation. Car, même si Darby a perdu l’intégralité de ses capacités extraordinaires, Mila, elle, paraît tout à fait encline à mettre sa puissance au service de l’État. »

Fiche Technique :
Scénaristes : Luc Brunschwig
Dessin et couleurs : Stéphane Perger
Éditeur : Dargaud
Pagination : 144 et 136 pages
Prix : 19,95 € par tome

Luminary était sur la liste de mes achats potentiels depuis un moment, et très récemment les commentaires dithyrambiques qu’en a fait un autre auteur BD que je sais être très exigeant à fait remonter Luminary dans le haut de ma liste d’achat et cela malgré le fait que je ne suis pas branché superhéros.

Luc Brunschwig explique dès le début que Luminary est un hommage à Photonik, une BD de Ciro Tota parue dans les années 1980. Scénaristiquement, Brunschwig réutilise certaines mécaniques classiques telles que le super héros et le super vilain né d’expériences scientifiques gouvernementale, mais il le fait intelligemment avec des héros très humains qui servent de cobayes, portés par l’espoir de guérir de handicaps qui font d’eux des bêtes de foire et des parias. Un autre « super » est le jeune Billy, un jeune noir un peu simple, qui à l’étrange pouvoir de parler aux animaux. Contrairement à la plupart des comics super héroïques, Luminary est ancré dans notre histoire, qui tourne donc à l’uchronie alors que les USA ont quitté le Vietnam la queue entre les jambes et que la première puissance mondiale reste agiter par les problèmes raciaux. Ces derniers s’enveniment, car pour cacher ses expériences ayant donné naissance aux « Luminary » lors de la destruction de la clinique polytraumatique située à Manhattan, le gouvernement décide de faire porter le chapeau aux Black Panthers. À la fin du tome 2, les États unis sont au bord d’une guerre raciale qui nous renvoie directement à l’évènement qui secoue ce pays depuis quelques mois. Je trouve en tout cas cette histoire très intéressante pour le moment tout comme les principaux personnages.

Niveaux dessin, le travail de Stéphane Perger est bluffant. Il travaille en couleurs directes avec seulement quelques retouches numériques. C’est superbe, notamment la lumière des « Luminary ». Il y a aussi des cases et des scènes chargées de symbolique (Billy et les corbeaux par exemple). Les couvertures sont superbes.

Niveaux édition, Glénat fait un beau boulot. Les couvertures, en plus d’être superbes, sont épaisses et solides. Chaque chapitre à sa propre couverture, un peu comme les tomes de comics US qui regroupe plusieurs fascicules et couvertures. Le premier tome se termine sur une dizaine de pages consacrées aux coulisses de la création de cette bande dessinée.

Bien que je ne sois pas branché super héros, Luminary est donc une très belle découverte pour moi, une œuvre super héroïque intelligente et humaine. Une très bonne bande dessinée dans son genre tant scénaristiquement que visuellement. J’espère juste que la série ne sera pas trop longue et ne diluera pas trop son intrigue. En tout cas si vous voulez une bonne histoire de super héros je vous conseille vraiment de vous frotter à Luminary.

Un commentaire sur “Luminary (Tome 1 et 2) – Brunschwig & Perger

  1. J’avais adoré le premier tome. Le second fait malheureusement un peu du surplace en laissant les elements fantastique tres en retrait. Sur un album de 46 planches cela aurait pu fonctionner. ..mais sur 120 pages c’est long et dilue l’intensité. Dommage, Brunschwig en garde trop sous le coude alors que le potentiel de la serie est tres gros. J’espere sincerement qu’ils vont « envoyer la puree » dans le troisième tome…

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