Labyrinthus (2 tomes) — Christophe Bec & Fabrice Neaud

Résumé :
« 2057. La Terre est en prise à un phénomène sans précédent : de mystérieuses cendres provenant d’étranges typhons recouvrent les paysages et villes d’une couche uniforme. Et partout dans le monde, les cas de maladies respiratoires mortelles se multiplient exponentiellement. Très vite, les autorités scientifiques et politiques sont unanimes : la “Cendre” est en réalité une arme de destruction massive envoyée pour décimer l’humanité ! Pour comprendre les origines de ce fléau et tenter de l’enrayer, une équipe est envoyée vers Phobos, satellite de Mars, qui abriterait le centre névralgique de la pandémie. En parallèle de la mission américaine, un autre vaisseau “concurrent” a été envoyé par les Chinois. Les deux équipes découvrent que Phobos est en réalité un satellite artificiel conçu par une civilisation extraterrestre extrêmement avancée. La super intelligence artificielle qui dirige le satellite réside dans son cœur, mais pour y accéder, il faudra traverser toute une série de salles piégées. Phobos s’adapte et se réorganise en fonction des personnalités des personnes qui y pénètrent. Et tous ses pièges sont mortels… »

Fiche technique :
Scénariste : Christophe Bec
Illustrateur : Fabrice Neaud
Éditeur : Glénat
Pagination : 64 pages par tomes
Prix : 14,50 et 14,95 €

Étant globalement un fan du travail de Bec, je me suis laissé tenter par cette série de SF annoncée en 2 tomes. D’autant que le scénariste est très convaincant sur Crusaders (tome 1 et 2). C’est donc avec curiosité que je me suis plongé dans le tome 1 « Cendres » scénaristiquement c’est bien pensé et plutôt bien écrit, mais si vous êtes un gros consommateur de SF vous ne serez pas forcément subjugué par l’histoire et surtout la menace pour la simple et bonne raison que le diptyque s’ouvre sur une menace extraterrestre inarrêtable qui semble vouloir détruire l’humanité. J’ai aussi eu l’impression de retrouver certains tropes présents dans d’autres œuvres de Christophe Bec, à savoir Prométhée et Olympus Mons. J’ai lâché la première série au bout de 18 tomes, car les intrigues s’empilaient et n’avançaient pas assez vite. J’ai lâché la seconde dès le deuxième tome tant je lui trouvais trop de points communs avec Prométhée. Dans ce tome 1 de Labyrinthus, on a à nouveau une mystérieuse menace extraterrestre menant l’humanité d’extinction, un protagoniste qui n’est pas « normal ». Toutefois, dans le détail, ça reste original, notamment le processus d’extermination, mais aussi l’anormalité du héros qui ici est un autiste.

À la fin du premier tome, notre héros et la fine équipe qui l’accompagne atteignent le vaisseau extraterrestre qui n’est autre que Phobos. On va suivre leur périple dans le vaisseau afin de tenter de neutraliser la menace. Les péripéties dans le vaisseau bien particulier, ainsi que le héros autiste m’ont immédiatement fait penser au film « Cube » ou encore à Solaris. Les dernières pages, réserve quand même pas mal de surprise.

Au final d’un point de vue scénaristique, les grandes lignes peuvent faire penser à Prométhée et Olympus Mons, un peu comme si Bec explorait une thématique sous différents angles. L’avantage c’est qu’ici l’histoire tient en 2 tomes et que ces derniers ont bénéficié d’une sortie rapprochée (un mois).

Quoi qu’il en soit, je ne suis pas transcendé par cette histoire, mais cela vient très certainement du fait que je suis plus que lassé des histoires de « méchants » extraterrestres. Je trouve ça à peu près aussi surexploité que les victoires de l’Allemagne nazi l’est en uchronie. Et j’y préfère largement des films comme The Arrival, des livres comme Diaspora, ou des BD comme Crusaders et Renaissance (tomes 1, 2 et 3) qui misent sur le Sens of Wonder.

Au dessin, c’est techniquement très bon, même si j’ai un peu de mal avec le trait de Fabrice Neaud, principalement sur les personnages, mais là vraiment ce n’est qu’une question de goût personnel. Les designs des technologies humaines de ce futur proche sont crédibles et ceux des technologies extraterrestres sont très inspirés.

Globalement, Labyrinthus ne révolutionne pas la SF et on peut être lassé de voir le scénariste explorer à nouveau le thème de l’extermination de l’Humanité, mais l’histoire comporte quand même de bonnes idées (que je n’avais encore vues en bande dessinée) et de bonnes surprises. L’histoire entière tient en deux tomes aux sorties rapprochés qui permet de vite profiter de toutes les qualités du tome 2 en ayant encore le tome 1 en tête.

P.S: vous trouver des extraits du tome 1 du tome 2 ici et .

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