Mosul – Netflix

Résumé :
« À Mosul, une unité du SWAT de la Ninive sauve deux policiers qui sont sur le point d’être débordés par l’ISIS. Le Major Jasem intègre l’un des policiers, le jeune Kawa, dans son unité. L’équipe a une mission mystérieuse, et ils rencontrent diverses personnes en essayant de la mener à bien, alors que Kawa s’interroge. »

Fiche technique :
Réalisateur et scénariste : Matthew Michael Carnahan.
Acteurs principaux : Waleed Elgadi, Hayat Kamille, Thaer Al-Shayei, Suhail Dabbach, Adam Bessa, Ahmad Elghanem

Ayant suivi la guerre contre Daesh d’assez près et notamment la bataille de Mosul, ce film (à ne pas confondre avec le documentaire du même nom) m’a intéressé dès le visionnage du premier trailer. Même si je redoutais un film où l’action en ferait potentiellement trop, le fait qu’un réalisateur et des producteurs américains tournent un film en arabe sur l’une des batailles les plus extrêmes de la guerre contre Daesh m’a décidé à me jeter dessus dès que j’aurais un créneau.

Résultat : selon vos goûts vous adorerez ou détesterez ce film. Moi j’ai beaucoup aimé. Déjà contrairement à ce que je pensais l’action n’en fait pas trop. Les scènes d’action jouent plus tôt dans le haut du panier. Intense et réaliste, dans la catégorie de « La chute du faucon noir » de Ridley Scott. De manière globale la réalisation de Matthew Michael Carnahan est sans fioriture et fait dans l’efficacité, même si par moment elle est aussi intelligente. Par exemple ce plan de 2 secondes en fin de film où l’on montre quelque chose juste pour appuyer et apporté de la compréhension à ce qu’un personnage est en train de dire. Visuellement, c’est très cru, immersif et on a l’impression d’y être. Pour avoir vu des heures et des heures de vidéos de la bataille de Mosul, j’ai pendant quelques instants cru que le film avait été tourné dans la ville martyre. Il n’en est rien, car le film a en fait été tourné près de Marrakech au Maroc. Les effets spéciaux, qu’il soit « pratique » ou synthétique », sont parfaits. De plus bien que le film soit violent il évite généralement d’en faire trop et de verser dans le gore vomitif gratuit.

Question scénario, je vais vous en dire le moins possible, mais j’ai trouvé cela bien amené. Le film annonce dès le début « basé sur des faits réels ». C’est plutôt inspiré de faits réels et notamment de l’article « The Desperate Battle to Destroy ISIS » de Luke Mogelson pour le New Yorker. Le jeune policier Kawa est sauvé d’une mort certaine par l’équipe du Major Jasem et s’est fait embarquer dans l’équipe. Initialement, les hommes de Jasem se méfient de lui, car les traitres dans l’armée et la police ont été nombreux et certains ont changé de camps plusieurs fois. Aussi Kawa ne parvient pas à savoir qu’elle est la mission de l’unité. Très vite on se rend compte que quelque chose cloche, l’équipe fait tout pour rester sous les radars et éviter sa hiérarchie tout en cherchant à accomplir sa mission. Plus l’unité va s’approcher de son objectif plus Kawa va changer, devenir l’un des leurs. Je ne peux en dire plus sans risquer de vous spoiler toute l’histoire et son intérêt, mais le fin est intense et surprenant, digne d’une nouvelle à chute.

J’ai donc beaucoup aimer ce film, très intense, immersif réaliste dont l’histoire se déroule dans le cadre d’une bataille d’une violence inouïe. J’ai passé 86 minutes en apnée. Je recommande de regarder le film en VO (arabe) sous-titrée même si le sous-titrage est imparfait.

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