Le Temps des samouraïs – Netflix

Résumé :

« Oda Nobunaga devient le chef du clan Oda à la mort de son père, mais cela provoque des problèmes avec les membres de la famille qui se disputent le contrôle du clan. Lorsque Nobunaga conquiert le centre du Japon, il provoque une guerre avec le puissant daimyo Takeda Shingen. Alors que les ambitions de Nobunaga grandissent, l’un de ses généraux, Akechi Mitsuhide, doute de ses intentions et le trahit. Par la suite, Toyotomi Hideyoshi devient le dirigeant de facto du Japon. Cependant, le jeune daimyo Date Masamune refuse de se soumettre. Après avoir unifié le Japon, Hideyoshi complote pour s’étendre sur la Chine. En raison de problèmes logistiques coûteux et d’une forte opposition, la campagne reste bloquée en Corée. Au cours des derniers mois de sa vie, Hideyoshi nomme cinq régents pour gouverner jusqu’à ce que son jeune fils Hideyori soit en âge d’assumer le pouvoir. Cependant, le daimyo Tokugawa Ieyasu remet en cause le statu quo et mène une campagne victorieuse contre ses adversaires, devenant ainsi le shogun du Japon. »

Fiche technique :

Réalisateur : Carlos Henriques, Ryan Louagie
Narrateur : Hiro Kanagawa (Version japonaise)
Intervenant : Michael Auslin, Michael Wert, David Spafford, Stephen Turnbull, Tomoko Kitagaw
Acteurs principaux : Masayoshi Haneda, Masami Kosaka, Hideaki Itô

Disponible depuis mercredi 24 février, « Le Temps des samouraïs : Les origines sanglantes du Japon » est une série documentaire nous transportant en plein Sengoku Jidai, l’ère du pays en guerre. Cette série se compose de 6 épisodes de 45 minutes retraçant la période des trois unificateurs du Japon : Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu. Certains en parlent en bien d’autres en grand mal. J’ai personnellement trouvé cela très moyen, mais sympathique à regarder.

La série mélange reconstitution avec acteur et commentaire des grands spécialistes de la période. Les spécialistes sont principalement occidentaux, mais aussi quelques Japonais. Le plus connu d’entre eux étant Stephen Turnbull, auteur de plus d’une trentaine de livres sur le Japon et consultant, entre autres, sur les jeux « Shogun : Total War ». Le commentaire est bon et je n’ai pas noté d’erreur historique particulière même s’il y a quelques raccourcis. Les commentateurs n’ont de cesse d’appuyer sur le côté brutal et sanglant de la période, ce qui peut devenir un peu agaçant à la longue d’autant que les reconstitutions ne ratent pas une occasion d’étaler la violence de la période : décapitations, égorgements, seppukus et exécutions sont légions et mis en avant.

Les vrais spécialistes du sujet n’auront pas manqué de relever plein de petites erreurs dans les reconstitutions : décors et objets. Sans aller jusque-là, il y a quand même pas mal de trucs pas terribles. Par exemple : Oda Nobunaga, qui au moment de la mort de son père est un adolescent est joué par le quarantenaire Masayoshi Haneda. Il n’y a d’ailleurs aucun effort pour faire ressembler l’acteur à son personnage. Ici Nobunaga ressemble à un cliché de conquérant mongol avec une barbe et de longs cheveux au vent façon ronin alors qu’il arborait une moustache et avait les cheveux en chignon comme le voulait la tradition. Le documentaire n’aura de cesse de le décrire comme sanguinaire (ce qu’il était), mais de manière totalement clichée, avec notamment un épisode titré « Le roi démon ». Heureusement, les autres personnages ne sont pas aussi maltraités.

Toutefois, les reconstitutions ne sont jamais à la hauteur de ce que laisse penser le trailer. Les scènes de batailles sont filmées de manière générique et deviennent vite répétitives. Le reste n’est pas conçu pour mettre les acteurs en avant, il y a peu de dialogue, c’est souvent sur jouer. Enfin cette série documentaire donne même par moment une impression « bipolaire » avec une déconnexion très marquée entre les reconstitutions et le commentaire.

Globalement donc, si vous êtes déjà très calés sur le sujet passez vite votre chemin. Vous n’apprendrez rien et serez choqué par les détails historiques maltraités. Si au contraire vous ne connaissez pas la période, « Le Temps des samouraïs » peut être une bonne porte d’entrée, mais pas pour tout le monde, car encore une fois l’accent est mis sur la violence. « Le Temps des samouraïs » est donc au final un documentaire moyen qui n’est pas à la hauteur de ces ambitions, mais se regarde sans trop d’efforts.

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