Without Remorse

Résumé :
« John Kelly est membre des SEAL. Alors qu’il est en quête de réponses et de justice après le meurtre de sa femme enceinte par des soldats russes, il découvre un vaste complot international. Il va poursuivre ses assassins coûte que coûte, avec l’aide d’une consœur Karen Greer et d’un mystérieux agent de la CIA, Robert Ritter. Cette mission très sensible menace d’entraîner les États-Unis et la Russie dans une guerre ouverte. »

Fiche technique :
Réalisateur : Stefano Sollima
Scénariste :  Taylor Sheridan et Will Staples
Acteurs principaux : Michael B. Jordan, Jamie Bell, Jodie Turner-Smith, Luke Mitchell, Jack Kesy, Brett Gelman, Lauren London, Colman Domingo, Guy Pearce
Musique : Jónsi

Without remorse est l’adaptation du roman éponyme de Tom Clancy (1987) qui introduisait le personnage de John Kelly/Clark dans le Ryanverse. Le projet d’adaptation traine depuis une trentaine d’années avant de finalement se faire en 2019/2020. Problème : les cinémas sont fermés à cause de l’épidémie de COVID-19. Paramount entre donc en partenariat avec Amazon studio pour distribuer le film. Si vous avez lu mes chroniques des deux saisons de la série Jack Ryan (ici et ici), vous direz que ce partenariat n’est peut-être pas une coïncidence. Vous avez probablement raison, j’y reviendrais plus tard.

Parlons maintenant du film, en commençant par le scénario. Comme expliqué plus haut le film est une adaptation, mais en réalité si vous cherchez une adaptation fidèle au livre de Clancy vous pouvez oublier. Il n’y a rien de commun avec le livre mis à part le nom du personnage et le fait qu’il veuille se venger. Pire (selon le point de vue), John Kelly l’Américain d’origine irlandaise devient afro-américain, il n’en faudra pas beaucoup plus pour que certains partent en vrille. L’action du film passe des années 1980 à « de nos jours » et commence dans le contexte de la guerre en Syrie. Des SEALS participant à une opération de la CIA pour libérer un agent vont se retrouver à buter non pas des Syriens, mais des Russes. Quelques mois plus tard, plusieurs opérateurs de l’unité subissent des représailles sur le sol américain. Kelly s’en sort de justesse, mais pas son épouse… enceinte. Le reste du scénario semble assez convenu : Kelly va se venger, mais va découvrir une conspiration. Le film n’est pas spécialement bien écrit, mais est surtout un prétexte à l’action/vengeance. La conspiration, que je vous laisserais le soin de découvrir, est vue et revue. Le problème n’est pas l’aspect vengeance ou l’aspect conspiration, car ses thèmes apparaissent à plusieurs reprises sous différentes formes dans l’œuvre de Clancy. Mais ici, la vengeance est le thème central du film à une époque où de nombreux films explorent déjà ce thème (en mieux). Quant à la conspiration, elle est d’une banalité et d’un cliché franchement pas terrible. L’aspect technothriller/géopolitique est donc peu présent et largement décrédibilisé par la conspiration grossière.

Niveau réalisation, Sollima fait du Sollima. Ça passe ou ça casse. Pour moi ça passe, mais moins bien qu’un « Sicario Day of the Soldado ». Les scènes d’action sont spectaculaires, mais pas dans la surenchère à la Mickael Bay. Les scènes de fusillade et d’action ont un aspect assez cru que j’ai apprécié, même si on reste loin de « Sicario ». La photographie est sans saveur, car la majorité du film se déroule de nuit ou dans la grisaille. Par contre la bande-son de Jónsi n’est vraiment pas mal et efficace.

Niveau acting, pas grand-chose à dire. Le cast fait le job, mais ça ne vole pas haut pour la simple et bonne raison que ce n’est pas le genre de film qui se prête aux grandes performances d’acteurs.

Pour en revenir au Ryanverse et la coopération entre Paramount et Amazon, il y a des portes ouvertes. Le personnage de Karen Greer est la nièce de James Greer. Ce dernier est l’un des personnages principaux de la série d’Amazon. Comme la série, le film se déroule à notre époque dans un contexte géopolitique plus proche du nôtre que de celui des romans de Clancy. La scène post-générique du film est une énorme ouverture pour une suite à savoir « Rainbox Six ». Donc à minima la porte est ouverte à une tentative d’univers cinématographique. En réalité je ne serais pas étonné de voir un univers construit avec des films Paramount d’un côté et des séries Amazon.

En résumé, un film d’action correct, au scénario anecdotique et cliché. Surtout une très mauvaise adaptation qui n’a que le titre et le nom du personnage principal en commun avec l’œuvre d’origine. Reste que ce n’est pas si mal que ça, car je redoutais un film assez catastrophique vu certaines critiques que j’aie lu. C’est juste moyen. Il ne faut pas en attendre grand-chose.

2 commentaires sur “Without Remorse

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