Love, Death and Robots (Volume 2) – Netflix

J’avais globalement beaucoup aimé le premier volume de LDR. Certains courts-métrages me sont passés totalement au-dessus de la tête, d’autres m’ont mis une claque et dans certains cas j’aurais adoré avoir une série ou un long métrage. Autant dire que j’attendais ce volume deux avec une certaine impatience. D’autant, que des noms prestigieux y sont associés que ce soit par les textes adaptés (John Scalzi, Rich Larson, Paolo Bacigalupi, Neal Asher…) que des studios d’animation (Blur) ou des réalisateurs (Jennifer Yuh Nelson, Tim Miller).

Comme pour le premier volume, je vais vous donner les titres et résumés des épisodes, chaque fois suivit d’un petit avis en essayant bien évidemment de ne rien spoiler. Ensuite je donnerais un avis global sur l’anthologie.

Automated Customer Service

« Dans une maison de retraite futuriste dotée de robots d’assistance, le robot nettoyeur d’une femme âgée fonctionne mal et devient de plus en plus agressif. »

Basé sur un texte de John Scalzi ce court-métrage m’est totalement passé au-dessus de la tête. Je n’ai pas accroché au thème ni au traitement satirico humoristique. On saluera tout de même le travail visuel soigné et le choix osé d’un graphisme SD (petit corps/grosses têtes).

Ice

« Deux frères, Sedgewick et Fletcher, s’installent avec leur famille sur une planète glacée où la quasi-totalité de la population a été modifiée pour avoir des capacités surhumaines. Sedgewick, qui n’a pas été modifié, a du mal à s’intégrer, qualifié d’extro par ses pairs. Contre l’avis de son frère, Sedgewick l’accompagne dans une course à travers la banquise afin d’apercevoir les créatures massives ressemblant à des baleines qui percent la glace pour s’accoupler. »

Basé sur une nouvelle de Rich Larson, ce court-métrage est spectaculaire, diablement bien animé avec une petite pointe de Sens of Wonder.

Pop Squad

« La surpopulation causée par l’immortalité biologique fait que la procréation est strictement interdite, et tout enfant trouvé est sommairement exécuté tandis que ses parents sont poursuivis. Après sa dernière exécution, un officier de police est troublé par le fait que sa maîtresse admette sans réfléchir qu’elle aurait aimé avoir des enfants avec lui. Il croise une femme qui achète une antiquité — un petit train — et la suit jusqu’à sa maison délabrée, où elle élève sa petite fille. Il demande à la mère pourquoi elle a choisi d’élever un enfant. En quittant la maison, il tombe nez à nez avec sa coéquipière. »

Basé sur une nouvelle de Paolo Bacigalupi, le court-métrage de Jennifer Yuh Nelson verse dans post-cyberpunk dystopique. Le travail d’animation et la DA de Blur Studio sont comme bien souvent à couper le souffle. L’ambiance et le design parfaitement calibré. Le thème est prenant et la fin bien amenée.

Snow in the Desert

« Snow, un homme albinos chassé pour la capacité unique de régénération de son corps qui l’a rendu immortel, se cache sur une planète stérile. »

Deuxième pépite d’affilée, basée sur un texte de Neil Asher. Le travail d’Unit Image est par moment tellement bluffant que je me demandais si c’était de la prise de vue réelle ou la CGI. L’histoire se termine à la façon typique d’une nouvelle à chute. Attention, c’est un peu gore.

The Tall Grass

« Lorsque son train tombe brièvement en panne dans un champ d’herbes hautes, un passager attiré par des sons et des lumières étranges s’aventure dans un champ de hautes herbes. »

Basé sur une nouvelle de Joe Lansdale ce texte mélange touche de poésie et horreur et m’a laisser une sympathique impression lovecraftienne. La direction artistique appliquée par Axis Animation a beaucoup de charme.

All Through the House

« La veille de Noël, un frère et une sœur sont réveillés par le bruit de quelque chose qui bruisse au rez-de-chaussée. Croyant qu’il s’agit du père Noël, ils se faufilent en bas pour jeter un coup d’œil. »

Sur les premiers instants, je me suis dit « Sérieusement ? Une histoire de Noël » puis j’ai pris une grosse claque.

Life Hutch

« Un pilote abattu au combat atterrit en catastrophe sur un astéroïde. Il se réfugie dans une station de secours. »

Visuellement excellent (encore Blur Studio), ce court-métrage est très bon, mais manque d’un petit quelque chose sur la fin. Une chute peut-être.

The Drowned Giant

‘Un gigantesque cadavre nu s’échoue sur le rivage. Des académiciens viennent observer le géant.’

Troisième court-métrage animé par Blur Studio dans ce Volume 2, la réalisation de Tim Miller mélange un élément fantastique dans une ambiance réaliste. Il s’agit avant tout d’une critique de notre époque consumériste, avec tout de même une impression poétique. C’est beau, posé, mais manque un peu de sens une fois passé l’aspect critique sociétal.

Globalement déçu par ce volume 2. Le premier comportant du mauvais, du moyen et du très bon. Ici c’est globalement moyen même s’il y a bien un ou deux très bons courts-métrages. Ça pêche aussi sur l’aspect quantitatif : 8 courts-métrages contre 18 pour le premier volume. Ce volume 2 reste sympathique à regarder, mais n’est clairement pas à la hauteur de son prédécesseur.

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