Prehistoric Planet — Apple TV+

Résumé :
« Un documentaire qui suit des dinosaures recréés à l’aide d’images de synthèse vivant autour du globe à la fin de la période du Crétacé, il y a 66 millions d’années. Il s’efforce de décrire les dinosaures à l’aide des recherches paléontologiques actuelles, comme les dinosaures à plumes. »

Fiche technique :
Réalisateurs : Adam Valdez, Andrew R. Jones
Scénaristes : Paul D. Stewart, Dom Walter, Paul Thompson, Simon Bell, Matthew Wright
Narrateur : David Attenborough (Version originale)

Gamin, j’adorais les dinosaures et la paléontologie, si je suis encore ces sujets avec intérêt, il s’avère que j’ai « accidentellement » transmis cette passion à mon fils. Aussi, quand les premiers teasers sont apparus, j’ai été très intéressé. D’autant que certains grands noms du milieu paléoartistique semblaient être impliqués dans les reconstitutions des créatures préhistoriques. Enfin, le premier trailer a « posé les bails » (comme disent les jeunes) et enflammé la « paleocommunity ».

La série reprend la patte des documentaires animaliers et façon « Our Planet » et choisi le narrateur qui va avec : David Attenborough. On retrouve 5 épisodes d’environ quarante minutes chacun et traitant à chaque fois d’un biome spécifique.

Côtes

Un père Tyrannosaurus et sa progéniture traversent à la nage une voie maritime périlleuse pour se nourrir d’une tortue géante morte. Les petits d’Alcione prennent leur premier envol face à des ptérosaures prédateurs, Barbaridactylus et Phosphatodraco, tandis que les Tethydraco s’accouplent sur les rives en contrebas. Des Tuarangisaurus se rendent dans une baie à la recherche de gastrolithes. Un Mosasaurus mâle est nettoyé par les habitants du récif et défend son territoire contre un rival plus jeune. Des ammonites Scaphitid effectuent une parade nuptiale élaborée. Une Tuarangisaurus enceinte est prise pour cible par Kaikaifilu et protégée par son groupe, après quoi elle donne naissance à un bébé en bonne santé.

Déserts

Plusieurs Dreadnoughtus mâles s’affrontent pour le droit de s’accoupler. Un Vélociraptor chasse des lézards parmi un groupe de Tarbosaurus endormis. Un Mononykus cherche des termites et explore de nouvelles possibilités de nourriture après une brève averse. Plusieurs types de dinosaures se rassemblent autour d’un point d’eau en Mongolie. Des mâles Barbaridactylus se disputent les femelles au sommet d’un plateau éloigné. Un troupeau de Secernosaurus brave les dunes de gypse à la recherche de nourriture.

Eaux douces

Un trio de vélociraptors chasse des ptérosaures juvéniles sur une falaise près d’une chute d’eau. Un vieux Tyrannosaurus mâle, marqué par les affrontements, soigne ses blessures et rencontre une femelle plus jeune. Un Deinocheirus cherche à se soulager des mouches qui le piquent. Une femelle Quetzalcoatlus construit et garde son nid, mais la plupart de ses œufs sont mangés par une autre femelle. Une mère Masiakasaurus et ses poussins chassent les crabes et l’un des jeunes est pris en embuscade par un Beelzebufo. Des élasmosaures entrent dans un estuaire à la recherche de poissons.

Mondes de glace

Des dromaeosaures traquent un troupeau d’hadrosaures alors qu’ils traversent une rivière gelée. Des Ornithomimus mâles pillent les nids de leurs rivaux pour renforcer les leurs. Un troupeau d’Olorotitans élève sa progéniture sur des champs volcaniques fertiles, mais doit faire face à des moustiques piqueurs. Un troodontide chasse les mammifères en propageant un feu de forêt. Un Antarctopelta juvénile parcourt la forêt à la recherche d’une nouvelle tanière pour l’hiver. Un troupeau de Pachyrhinosaurus se dresse contre une meute de Nanuqsaurus.

Forêts

Des Austroposeidons rasent les arbres à la recherche de feuillage frais. Un troupeau de Triceratops traverse une grotte pour trouver de l’argile. Un Carnotaurus mâle s’exhibe devant une femelle, mais est rejeté. Une femelle Qianzhousaurus chasse un Corythoraptor dans une tempête d’automne. Une famille d’Edmontosaurus échappe à un incendie de forêt, tandis qu’un Atrociraptor et un Ankylosaure en récoltent les fruits. Des Therizinosaurus juvéniles tentent de grimper jusqu’à une ruche. Un Hatzegopteryx patrouille dans le sous-bois dense et sur la côte couverte d’embruns à la recherche de proies.

Autant être franc, Prehistoric Planet est une énorme réussite et se pose comme la nouvelle référence dans la catégorie des documentaires sur les dinosaures. Si on croise quelques dinosaures qui font partie des classiques du genre comme les Vélociraptors, les Tyrannosaures et Triceratops ; il y a à la fois une grande diversité dans les créatures qui nous sont présentées, mais aussi pas mal d’espèces moins connues ou plus exotiques. Enfin, ce qui est intéressant, c’est les situations qui nous sont présentées, même s’il y a quelques situations d’affrontement prédateur-proie, ça ne constitue pas la majorité du contenu comme on a pu le voir dans d’autres documentaires. Ici, on verra des parades nuptiales, des accouplements, des nidifications, la tentative de lutter contre des toxines et parasites, des migrations, la parentalité. Cela dégage une forte impression de réalisme, basé sur les dernières recherches dans le domaine et aussi, évidemment, inspiré par ce que des espèces plus récentes font.

Sur le plan visuel, là aussi Prehistoric Planet se pose comme la nouvelle référence du genre. Les CGI des créatures et des décors sont tout simplement bluffants de réalisme. C’est la nouvelle référence du genre. Je ne connais pas le budget de cette série documentaire, mais c’est par exemple plusieurs crans au-dessus de ce qu’offre Jurassic World Dominion sorti quelques semaines plus tard. On touche tout simplement au photoréalisme. Ce qui est intéressant aussi, c’est la direction artistique, les reconstitutions récentes des paléontologues et les paléoartistes pointent vers des dinosaures plus colorés et à plumes, c’est ce que Prehistoric Planet nous montre. Ainsi, on voit vraiment ces dinosaures comme des animaux plutôt que comme des monstres effrayants.

Prehistoric Planet s’impose donc comme la nouvelle référence des documentaires sur les dinosaures en s’inspirant des meilleurs documentaires animaliers et des dernières spéculations paléontologiques et paléoartistiques. Visuellement bluffant, le documentaire écrase la concurrence documentaire ainsi que le dernier blockbuster cinématographique tel que l’indigeste Jurassic World Dominion. Un documentaire immanquable pour tous les passionnés quelle que soit leur tranche d’âge.

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