Le cercueil rouge — Sam Eastland

Résumé :

« 1939, Moscou. Face à la menace de l’Allemagne nazie, Staline a placé beaucoup d’espoir dans la production du tank T-34, un monstre de trente tonnes d’acier surnommé le “Cercueil rouge” par les hommes appelés à le manœuvrer sur les champs de bataille. L’arme secrète n’est pas encore tout à fait opérationnelle quand son excentrique inventeur, le colonel Nagorski, est retrouvé assassiné. Staline confie l’enquête à Pekkala, son meilleur détective. Ancien policier favori du tsar, celui-ci doit reprendre du service en faveur de l’homme qui fut autrefois son pire ennemi. Et il n’est pas le seul dont la loyauté soit mise à l’épreuve dans cette affaire : un sinistre groupe d’anciens militaires tsaristes, se faisant appeler la Confrérie blanche, semble être le commanditaire du meurtre de Nagorski. Pekkala se retrouve obligé de traquer ses anciens alliés pour contribuer à propulser la Russie dans le conflit contre l’Allemagne. »

Fiche technique :

Auteur : Sam Eastland
Éditeur : Anne Carrière
Pagination : 330 pages
Prix : 21,30 €

Alors que Staline charge Pekkala de l’enquête, le NKVD est déjà à l’oeuvre et conclut à un accident. Pourtant Pekkala n’a aucun mal à démontrer que Nagorski a été assassiné. Qui cherche à faire échouer le projet Constantin seul à même de sauver l’URSS dans la guerre à venir ?

Dans la première moitié du livre, Pekkala et Kirov travaillent avec Lysenkova du NKVD. Cette dernière va les doubler pour tenter de boucler l’enquête. Seul problème elle va se tromper de coupable. Ce dernier — un innocent ingénieur — atterrit à la prison de Loubianka. Torturé de manière atroce, il sait que s’il survit il ira au goulag. Pekkala, qui a presque tous les droits grâce au passe fantôme que lui a attribué Staline va le sauver… d’une certaine manière.

Pekkala et Kirov poursuivent l’enquête et finissent par découvrir que l’assassinat de Nagorski n’a absolument rien avoir avec le projet Constantin ou une affaire d’espionnage. Pourtant l’un des prototypes du T-34 vient de disparaitre dans la nature. Quelqu’un compte s’en servir pour déclencher la guerre qui doit détruire l’URSS. Revient alors à nos héros d’éviter le pire.

Comme dans le premier tome on alterne enquête et flashback sur le passé de Pekkala à l’époque tsariste et le personnage de Pekkala est toujours aussi intéressant. Comme dans le premier tome on a l’impression d’y être que ce soit l’URSS ou la Russie impériale.

Extrait : « Officiellement, le restaurant Borodino, situé dans une rue paisible proche de la place Bolotnia à Moscou, était ouvert au public. Officieusement, son propriétaire et chef de rang, un homme au visage décharné qui répondait au nom de Chicherin, se réservait le droit de jauger d’abord tous ceux qui franchissaient la porte d’entrée aux panneaux de verre dépoli, ornés d’un décor de feuilles de pierre. Alors, soit Chicherin leur proposait une table, soit il dirigeait les clients vers un étroit couloir obscur menant, pensaient-ils, à une seconde salle à manger, de l’autre côté de la porte. En réalité, il les conduisait directement vers une allée longeant le restaurant. Le temps qu’ils comprennent ce qui leur arrivait, la porte s’était automatiquement refermée derrière eux. »

Le rythme narratif est encore une fois très bon et globalement rapide à l’exception de deux ou trois chapitres bien plus longs que le reste. On retrouve l’un des personnages secondaires du premier tome qui ce coup-ci endosse le rôle de « méchant ». J’ai trouvé ses motivations assez manichéennes. C’est dommage. Le personnage de Lysenkova est littéralement évacué du livre après qu’elle a arrêté à tort l’ingénieur. C’est franchement étrange. Mais à la fin du livre Staline annonce à Pekkala qu’il part pour une enquête en Sibérie dans un goulag. Peut-être un lien avec Lysenkova qui y a passé quelques années étant enfant et qui y a perdu ces parents…

Notez qu’il y a une ellipse de quasiment 10 ans entre le tome 1 et 2 c’est assez étrange.

L’intrigue bien que divertissante m’a paru moins intense/prenante que celle du tome 1. Le livre n’est pas mauvais et à quelques points fort dignes du premier, mais je l’ai personnellement trouvé moins prenant.

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