King of Eden (Tome 1) – Takashi Nagasaki & Ignito

Résumé :

« Des villages entiers sont rayés de la carte par de gigantesques incendies aux quatre coins du globe. Thaïlande, Écosse, Espagne… le scénario est toujours le même : les cadavres calcinés des habitants portent des traces de morsures et ont subi de telles déformations qu’ils n’ont plus rien d’humain…

Étrangement, un jeune archéologue coréen, Teze Yoo, semble lié à ces tragédies : sur chaque site, il achève le dernier survivant avant de brûler les corps. Mais pour les services de renseignements internationaux, il est surtout le suspect numéro un quant à la propagation d’un virus convoité par les groupes terroristes du monde entier ! Le Dr Itsuki, elle-même archéologue et ancienne camarade de classe de Teze, est recrutée par les services secrets coréens pour retrouver sa trace. De l’Angleterre à la Chine en passant par la Roumanie, la chasse à l’homme est lancée ! »

Fiche technique :

Scénariste : Takashi Nagasaki
Dessinateur : Ignito (LeeSang-Cheol)
Éditeur : Ki-oon
Prix : 7,90 € par tome

J’ai été attiré par le pitch de ce manga et par le nom du scénariste. En effet Nagasaki est l’auteur de manga à succès comme Master Keaton, Monster, 20 th Century Boys, 21 st Century Boys, Billy Bat et Inspecteur Kurokôchi (je vous chroniquerais ce dernier quand j’aurais lu les derniers tomes). Mais ce qui m’a finalement rebuté à plonger dans cette lecture c’est le dessin sur les premières pages. Trop sombre, peu lisible et un peu brouillon.

Finalement, magie du confinement, je me suis dit que j’allais le lire et j’ai bien fait. L’intrigue est très intrigante (uh uh uh) et mêle entre autres mythologie biblique, folklore, légendes et archéologie. En gros le virus qui transforme les gens en tueurs est d’origine biblique (Abel et Caïn), à des liens avec le folklore et les légendes d’Europe de l’Est (vampirisme, lycanthropie…), mais se mêle à l’Histoire (antique notamment). J’aime bien ce qui semble être une tentative de donner un aspect plausible/réaliste aux mythes et légendes. Tout cela révèle un bon travail de recherche. Et si cela ne suffisait pas, l’auteur ajoute encore le bioterrorisme à l’intrigue. Arrivé là je trouve que c’est un peu trop de pistes scénaristiques lancées en même temps. Le risque avec autant de pistes en parallèle est que certaines se résolvent mal sur le long terme, mais Nagasaki étant un très grand scénariste le risque reste faible.

Concernant le dessin, comme dit au début de cette chronique, les toutes premières pages m’ont rebuté. Mais très vite le dessin d’Ignito se révèle globalement juste et réaliste (pour du manga). Si ajoute un design inspiré et réussi pour les « monstres ». Restent quelques visages un peu trop figés et une ou deux cases un peu dures à comprendre par exemple celle où Itsuki fait « non » de la tête.

Ce tome 1 de King of Eden, s’il n’est pas sans défaut, est une agréable découverte et lance une histoire vraiment intéressante (série en 6 tomes) et qui soulève pas mal de questions. Je lirais les tomes suivants quand j’en aurais l’occasion, mais la série n’est pas prioritaire dans ma liste de lecture. En attendant, vous pouvez toujours lire un preview ici.

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