Paranormal – Netflix

Résumé :
« En Égypte, fin des années 1960. Refaat, un misanthrope qui se considère comme malchanceux, revoit Maggie, une amie de sa jeunesse lorsqu’il faisait ses études en Écosse. Il l’invite au repas que sa sœur Raeefa organise pour son anniversaire. Avec leur frère Reda, ils se souviennent de l’amour d’enfance de Refaat : une petite fille nommée Shiraz, qui vivait dans une magnifique demeure. »

Fiche technique :
Network: Netflix
Réalisateur : Amr Salama et Majid Al Ansari
Scénaristes : Amr Salama
Acteurs principaux : Ahmed Amin, Razane Jammal, Aya Samaha, Reem abd El Kader, Rusgdi Al Shawy, Samaa Ibrahem Aly

Ce qui est pas mal avec Netflix, c’est qu’ils développent des séries et films sur tous les continents, mettant à portée de spectateur des séries que l’on pourrait trouver exotiques. Après des séries coréennes et polonaises, voilà que je me suis laissé tenter par une série égyptienne sur le paranormal.

Cette chronique sera assez courte, car la saison l’est aussi et qu’il vaut mieux que j’évite de spoiler.

Refaat le misanthrope malchanceux est un professeur en université et docteur en hématologie. Il ne croit pas au paranormal et est très rationnel. Lors d’un repas de famille, où il débarque avec une vielle connaissance écossaise de passage au Caire, les frères et sœurs vont évoquer « Shiraz » enfant mystérieuse que Refaat, Reda et Raeefa ont côtoyée enfant lorsqu’ils allaient jouer à cache-cache dans la maison Al Khadrawi près de leur village. C’est alors que tout un tas d’évènements anormaux va s’inviter dans la vie de Refaat et ses proches.

Je n’ai pas trop su sur quel pied danser avec cette série. Le fil rouge de l’histoire de Shiraz est-elle liée aux autres affaires paranormales se dressant sur la route de Refaat et ses proches ? Tout au long des 4 premiers épisodes, mon avis oscillait entre le oui et le non avant de trouver une réponse dans le 6ème épisode.

Globalement, « Paranormal » est une très bonne surprise. Malgré des moyens limités, on sent qu’Amr Salama a une vraie ambition. C’est d’autant plus palpable avec les révélations de la fin de l’épisode 6, qui bien que concluant l’histoire, ouvre aussi des portes vers un univers plus vaste qui va bien au-delà de l’histoire de Shiraz. Si suite il y a, je pense que Refaat (et probablement Maggie) se frotteront à d’autres histories surnaturelles et tout ayant un nouveau fil rouge sur lequel je ne vous révélerais rien. Refaat est probablement bien plus que ce qu’il semble et l’ignore lui-même. Malgré tous ses défauts et son manque de charisme Refaat arrive à être attachant. D’abord grâce à ses « lois de Refaat », sa version perso des lois de Murphy. Ensuite, parce que parfois le personnage nous exprime ses pensées avant de (généralement) de dire tout l’inverse. Car le problème du gars est qu’il est infoutu d’exprimer ses sentiments aux gens auquel il tient.

Niveaux acteurs, ce n’est pas exceptionnel, mais ce n’est pas mauvais non plus. Surtout, on est loin des séries américaines où la plupart des personnages sont campés par des canons de beauté ou des monstres de charisme. Ici les acteurs sont très normaux. Refaat a une mine patibulaire, une calvitie étendue et aucune beauté physique. Howaida et Maggie sont de belles femmes, mais sans êtres des mannequins non plus. Le jeu d’acteur oscille entre le correct et le bon. On noterait qu’on a même droit à un personnage qui est à la fois égyptien, albinos et ayant un strabisme divergeant. Pour ce qui est de la réalisation, on est dans la moyenne. Il y a quelques courts plans montrant un peu d’ambition sur ce point, d’autres, relativement mauvais ou kitch, l’ensemble étant correct. Niveau décors et ambiance, le travail est fait. Même si rien n’est jamais extraordinaire sur ce plan on a vraiment l’impression d’y être. Là où la série pêche le plus, c’est sur le plan des effets spéciaux, le peu d’images de synthèse utilisé est assez médiocre. Quant au succube de l’épisode 5, il a un côté kitch-ridicule assez… je ne sais pas en fait.

Globalement donc, Paranormal est une bonne surprise. Une série dont je n’attendais rien, mais qui montre quelques bonnes choses et des ambitions. Je vous invite à lui laisser sa chance puisque la première saison ne dure que 6 heures. Si saison 2 il y a, ce ne sera probablement pas avant 2022 en raison de la situation sanitaire, mais j’y jetterais un œil avec plaisir pour voir ce qu’Amr Salama sera capable de concrétiser des ambitions qui transpire de cette première saison.

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