Jack Ryan (Saison 2) — Amazon Prime

Résumé :
« Après avoir repéré une présumée cargaison d’armes illégales au cœur de la jungle vénézuélienne, l’ex-agent de la CIA et attaché parlementaire Jack Ryan mène l’enquête en Amérique du Sud. Alors que les investigations de Jack menacent de révéler au grand jour une vaste conspiration, le Président du Venezuela lance une contre-attaque qui frappe de plein fouet Jack et ses collègues entraînant l’équipe dans une mission visant à démêler le complot du Président et apporter la stabilité dans un pays au bord du chaos. »

Fiche technique :
Network: Amazon Prime
Producteurs exécutifs : Carlton Cuse, Graham Roland
Réalisateurs : Phil Abraham, Andrew Bernstein, Dennie Gordon
Scénaristes : Carlton Cuse, Graham Roland, David Graziano, Daria Polatin, Nolan Dunbar, Annie Jacobsen
Acteurs principaux : John Krasinski, Michael Kelly, Wendell Pierce, Cristina Umaña, Noomi Rapace

Note : vu le sujet de la série, il y aura un poil de politique et de religion dans cette chronique. Notamment pour parler de la façon dont la série traite de ces sujets.

Après une première saison de haute volée, j’attendais cette nouvelle saison avec impatience et je suis content d’avoir enfin trouvé le temps de la regarder. Sachant que l’intrigue de cette saison allait traiter du Venezuela je redoutais les clichés américains classiques des méchants communistes contre les méchants Américains. Sur ce point-là les scénaristes ce sont avérés plus fins que ça. Même si le Venezuela est assez semblable à celui, en crise, que nous connaissons, mais le régime n’est pas pointé comme étant communiste. Son leader, bien qu’issus des classes populaires penche plus vers la droite. L’opposante à la présidentielle Gloria Bonalde (joué par Cristina Umaña) quant à elle est plus du genre centre-gauche. Bref, les scénaristes ont fait leur possible pour éviter de trop calqué la série sur la réalité dont elle s’inspire.

La série surprend sur plusieurs points. D’abord, Jack Ryan n’est pas resté à la CIA, mais est devenu attaché parlementaire du sénateur Moreno qui siège à la commission du renseignement et qui est un ancien frère d’armes de Jack. Pour rappel, avant de rejoindre la CIA, Ryan était un marine. Autre surprise, assez étrange celle-ci, l’absence du personnage de Cathy Mueller (Abbie Cornish) qui si on suit la logique des livres dont s’inspire la série aurait dû devenir la petite amie de Ryan suite à la première saison. Ici le personnage n’apparait pas et n’est pas évoqué.

Pour ce qui est de l’intrigue, je vais en révéler le moins possible tout en essayant de vous dire ce que j’en pense. L’intrigue suit plusieurs pistes qui nous ramènent tout à la conspiration principale et n’est pas très complexe, même si certains personnages tentent de se dédouaner et peuvent potentiellement semer le doute dans l’esprit du spectateur. Au final, tout ce que j’ai anticipé s’est produit à peu près comme je le pensais. C’est dense et plutôt sérieux, mais le rythme n’est pas très élevé ; la série prend son temps. Et c’est peut-être un peu ça le problème, d’un seul coup tout s’accélère dans les derniers épisodes. Un peu trop peut-être, car certains bouts d’intrigues et éléments de réponse trouvent magiquement leur résolution hors écran alors que quelques épisodes plus tôt Ryan et Greer avaient échoué sur ces points-là, je pense, notamment à la société-écran Cinco Palmas. Enfin, la scène de l’assaut du palais présidentiel est un peu abusée. Qu’un hélicoptère approche Caracas sans être détecté est plausible, car l’Ejército Nacional est assez modestement équipé, mais que personne ne se rende compte qu’un hélico s’est posé sur le toit du bâtiment et qu’il faille plusieurs minutes aux défenseurs pour se rendre compte qu’ils sont attaqués est un peu plus douteux. Enfin, la trajectoire suivit par le président Nicolas Reyes montre que comme le disait Percy Bysshe Shelley « Le pouvoir, telle une ravageuse pestilence, pollue tout ce qu’il touche. »

Sur le plan visuel, cette saison est aussi réussie que la précédente, car filmé en décors réels (les scènes au Venezuela ont été tournées en Colombie), les effets spéciaux, costumes et les scènes d’action donnent une ambiance assez réaliste et plausible.

Pour ce qui est des acteurs John Krasinski Wendell Pierce est toujours aussi bon ; Michael Kelly et Cristina Umaña sont de bonnes surprises. Jordi Mollà dans le rôle de Reyes oscille entre l’intense et le caricatural. Enfin et malheureusement Noomi Rapace, bien que bonne (comme toujours) à un rôle assez secondaire.

En conclusion, cette saison deux reste de bonne facture et plus intelligente que la plupart des séries à base de géopolitique. Toutefois, le scénario est imparfait, le personnage de Cathy a été évacué faisant que la saison est un poil en dessous de la précédente à mes yeux. Néanmoins « Jack Ryan » est une série que je recommande, avec des intrigues intéressantes, de bons acteurs et des moyens qui la placent au-dessus de la plupart des séries américaines d’espionnage et géopolitique.

P.S : contrairement à ce qui est prétendu dans la série la Chine n’a pas le monopole mondial du Tantale. À elle seule, la mine australienne de Greenbushes fournit 30 % de la production mondiale.

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